D’un point de vue thermique, les mers des façades métropolitaines peuvent se diviser sur la  verticale en 3 zones distinctes :

  • Une couche de surface d’une épaisseur de 20 à 30 m, directement sous l’influence du cycle saisonnier. Sa température varie de 7-9°c en hiver à 20°c en été pour la façade Manche – Atlantique, et de 10-12°c à 25°c pour la Méditerranée. Cette couche n’est pas uniforme et peut disparaître localement sous l’effet du mélange induit par les courants de marée (Manche, mer du Nord, mers Celtiques) ou de forts coups de vent faisant remonter en surface des eaux froides de couches plus profondes (golfe de Gascogne, Méditerranée) ;

  • Lorsque le plateau continental est plus profond que la couche de surface, les masses d’eau sont isolées du réchauffement printanier. Elles conservent plus ou moins leur température hivernale en se réchauffant tout de même lentement du printemps à l’automne. Sur la façade atlantique, en Manche et en mer du Nord, cette température varie de 9 à 13°c,  tandis qu’elle fluctue de 12 à 16°c sur le plateau du golfe du Lion, en Méditerranée ;

  • Sur les plaines abyssales de Méditerranée Nord-Occidentale et du golfe de Gascogne, les températures sont quasiment constantes : autour de 12-13°c en Méditerranée et de 6 à 13°c dans le golfe de Gascogne. Leurs différences indiquent la présence des différentes masses d’eau.

Concernant la teneur en sel, le cycle saisonnier est très faible en dehors des zones très côtières soumises aux ruissellements terrestres et aux cours d’eau côtiers, et dans les panaches des grands fleuves (Seine, Loire, Gironde, Rhône). La salinité moyenne décroit lentement du Sud du golfe de Gascogne (35,5 PSU) au Pas de Calais (35 PSU). Elle est nettement plus élevée en Méditerranée (37,5-38,5 PSU). Comme pour la température, sur la plaine abyssale, il est possible de séparer les masses d’eau et de quantifier leurs mélanges en examinant les faibles variations de salinité. 

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