Pour mesurer l’évolution de l’érosion du littoral, le ministère de l’environnement a chargé le Cerema, en 2011, de publier un indicateur national, dans le cadre de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. «On ne disposait jusque-là que des catalogues sédimentologiques des côtes, qui ont été publiés entre 1984 et 1995», explique Pierre Vigné, responsable du pôle Littoral au Cerema. «Par ailleurs, les observateurs régionaux ont travaillé chacun dans leur coin, ce qui ne facilite pas la comparaison des données».

Chargé de réactualiser et d’organiser les informations, le Centre d’études a démarré sa cartographie du territoire en le séparant en 20 provinces sédimentaires, dont 10 en métropole et 10 en outre-mer (à une échelle 1/100.000). Si quelques éléments sont déjà disponibles sur le site Géolittoral, le premier fascicule régional, visant le littoral compris entre la baie de Somme et la frontière belge, est attendu pour l’été 2017, selon Boris Leclerc, chef adjoint de la division de l’aménagement au Cerema.

La synthèse nationale ne devrait pas sortir avant 2018. «Notre cartographie se base sur la comparaison de clichés aériens avec des données remontant à 1947», détaille Pierre Vigné. Les premiers résultats montrent que 22% des côtes sont en recul selon des vitesses variant de 0,1 à 8 mètres par an. Au total, le territoire a perdu 26 kilomètres de linéaire côtier entre 1949 et 2005.

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