Portfolio ROL mai-juin 2018

Consultez le nouvel outil de diffusion et de valorisation de la connaissance scientifique et technique sur la dynamique littorale et les risques côtiers du ROL !

Dans ce numéro, vous trouverez :

  • Des visuels de la donnée lidar issue de la Stratégie de suivi sur les secteurs de Dunkerque, Bray-Dunes, Gravelines et la Hague,
  • La fiche "Chiffres-clés" avril-juin 2018

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 L'opération a débuté sur la côte ouest du Cotentin. Les résultats seront disponibles courant avril. "L'avion vole à 400 mètres d'altitude" indique Julie Pagny, chef de projet au Réseau d'observation du littoral normand et picard (ROLNP) basé à Caen. "Le laser Lidar (Light Detection and Ranging) de l'avion couvre une bande de 400 mètres à l'intérieur des terres, jusqu'à cinq mètres sous l'eau. Nous avons d'ailleurs survolé la zone de Dunkerque mais, l'eau étant trouble à cause du passage des ferries et des dragages, nous devrons recommencer." En mai et en juin, ce sont les zones situées entre Barfleur et Carentan et Le Havre-Sainte-Adresse qui seront survolées. Le but de cette stratégie : "Fournir à tous les acteurs (Région, État, chercheurs, décideurs...) des éléments de compréhension de la dynamique du trait de côte à l'échelle pertinente. Avec la fiabilité nécessaire, la pérennité et l'homogénéité (même méthode tous les trois ans permettant de faire des comparaisons sérieuses dans le temps). C'est aussi intéressant pour les spécialistes de la biodiversité". La fin de cette première opération au-dessus du littoral devrait intervenir avant le début de cet hiver.

Une caméra de 80  millions de pixels !

Le matériel embarqué dans l'avion est impressionnant : "Les équipements du fameux laser, un Hawk Eyes 3, une caméra Leica de 80 millions de pixels, du matériel informatique, des appareils de refroidissement, tout cela sur neuf mètres de long dans la carlingue !" Arnaud Thulie, chargé de mission géomatique (géographie informatique), a travaillé à la préparation aérienne. "C'est une mission éprouvante pour les pilotes. Sur la zone du Nord-Cotentin, l'avion a fait 69 passages. La largeur du faisceau laser est de 270 mètres au sol. Deux ingénieurs du Service hydrographique et océanographique de la Marine (1) sont à bord. Spécialisés dans le traitement du signal, ils vérifient si l'acquisition est bonne et surveillent les images caméra. On essaie de voler de façon rectiligne le plus possible mais il faut parfois respecter des consignes particulières, notamment lors du survol des centrales nucléaires. Nous faisons également des vols perpendiculaires afin de recouper certaines infos. Pour ce qui est des mesures sous l'eau, en bordure de littoral, il faut savoir qu'elles sont importantes dans la compréhension de l'évolution de la dynamique du littoral. Les données récupérées par l'avion, sorte de nuage de points, sont ensuite traitées à terre." Elles seront disponibles sur internet sous différentes formes, dont plusieurs créées en 3D.

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