Diffusion des données

Bancarisation/diffusion de la donnée :

La donnée issue de cette stratégie de suivi sera de la donnée brute et de la donnée traitée composée d’un semis de points en 3D et d’un modèle numérique de terrain (MNT).

Cette donnée sera accessible à tout acteur dans le cadre d’une mission d’intérêt public le plus rapidement possible.

Les données partie maritime Litto3D® (issues de la phase 1) seront en accès libre sous licence ouverte / Open Licence Etalab (www.etalab.gouv.fr) sur le site data.shom.fr et accessibles sur le site du ROLNP.

Les données ROLNP (issues de la phase 2) seront mises à disposition au travers de différentes plateformes internet telles que celle du ROLNP, les plateformes régionales GéoNormandie et GéoPicardie et la plateforme nationale Geolittoral.

 

L’objet de cette stratégie est d’acquérir de la donnée et de la mettre à disposition pour que les acteurs qui en expriment le besoin (services techniques des collectivités, de l’Etat, acteurs socio-économiques du littoral ou communauté scientifique) puissent s’en saisir et les interpréter.

 

 

 Exemples d'utilisation de ces données

 

Si cette stratégie a comme finalité première l’amélioration du suivi et de la gestion de la bande côtière, les données acquises pourront servir dans bien d’autres domaines, tels que la caractérisation d’habitats et écosystèmes pour les études d’impact ou d’incidence, l’évaluation de stocks d’algues, l’aménagement du territoire et l’amélioration des stratégies de protection des côtes et d’adaptation au changement climatique, les aménagements portuaires (impacts, comblements, dragages, dimensionnement d’ouvrages), la définition des zones d’atterrage des câbles de raccordement reliant les fermes hydroliennes, le suivi des zones d’extraction, la planification de l’espace maritime littoral (conchyliculture, ostréiculture)…

Ces données viendront par exemple alimenter les réflexions locales sur les problématiques d’ensablement des estrans rocheux de Seine-Maritime ou le comblement des estuaires (baie de Somme, notamment).

Cette stratégie de suivi viendra en outre alimenter le volet « Surveillance des changements hydrographiques » du programme de surveillance du Plan d’Action pour le Milieu Marin (PAMM) de la sous-région marine Manche-mer du Nord (Application de la Directive cadre Stratégie pour le Milieu Marin). Le sous-programme 3 « modification morpho-sédimentaires des fonds en lien avec les pressions physiques » de ce volet préconise en effet un suivi de la bathymétrie et de son évolution en s’appuyant sur des programmes très ponctuels et non homogènes. Les données acquises dans le cadre de la présente stratégie viendront compléter et replacer les données acquises par ailleurs dans un continuum territorial s’étendant de la Baie du Mont Saint Michel à la frontière belge.

En Languedoc Roussillon 3 séries temporelles Litto3D® ont été levées (2009, 2011 et 2014), permettant de suivre le fonctionnement des dynamiques côtières et donc gérer le stock sédimentaire. En Région PACA comme en Finistère, des données ont été acquises lors de la campagne terminée en 2013 et sont désormais utilisées pour la prévention des risques dans les zones urbanisées et protégées, la gestion des usages côtiers, les aménagements littoraux…

Des exemples d’utilisation sont visualisables sur le blog : http://georezo.net/blog/litto3d/

 

Livrable

Les premiers levés ont débuté en août 2016 et se prolongeront jusqu’à l’automne 2017. Les premières données seront disponibles au printemps 2017.

     Ces livrables, correspondant au produit maritime Litto3D®, seront composés de :

    • Nuages de points xyz séparés sol et sursol (la distinction sol/sursol ne sera faite que jusqu’à une limite stable et pérenne comme une route côtière et non sur les 400m de couverture minimum à l’intérieur des terres)
    • MNT 1m et 5m de résolution
    • Métadonnées

Données annexes

Outre ces livrables, de nombreuses  données d’acquisition et de pré/post-traitement pourront être mises à disposition sur demande (pour copie par le partenaire intéressé):

    • Données d’acquisition (fichiers qui « sortent de l’avion ») :

        o données brutes laser (Leica HawkEye III raw data),
        o fichiers de calibration et paramétrage laser,
        o données brutes de trajectographie,
        o imagerie aérienne  non développée (de la caméra Leica RCD30 à 80 MP).

Les 3 premiers types de données sont exploités par le Shom avec les logiciels Leica Survey Studio (LSS) et Inertial Explorer pour constituer un nuage de points xyz (en lien avec les formes d’onde dans l’outil LSS).
Le 4e type de données (imagerie aérienne), bien qu’acquis avec un capteur de grande qualité optique, n’est pas exploité à son plein potentiel car dans le cadre de ce levé topo-bathymétrique, les conditions environnementales favorables aux acquisitions laser ont été privilégiées, les critères pour la photographie aérienne (notamment l’éclairement) restant très secondaires.

     • Données pré/post-traitées (données exploitées au SHOM sur des logiciels de traitement propriétaires) : 

         o trajectographie traitée (par l’outil Inertial Explorer),
         o nuages de points xyz (en lien avec les formes d’onde dans l’outil LSS), 
         o imagerie de basse qualité simplement géoréférencée et non ortho-rectifiée.

Ces données sont extrêmement volumineuses et potentiellement inexploitables sans les logiciels propriétaires  Ansi, l’industriel Leica prévoit l’emploi du logiciel HxMap pour associer ltrajectographie, points homologues et développer les images 80 MP. Elles peuvent néanmoins intéresser la recherche.

Ces données annexes pourront être mises à disposition sur demande : le partenaire intéressé devra alors se déplacer au siège du ROLNP (à Caen) ou au siège du SHOM (à Brest) et réaliser ses propres copies informatiques.